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Liserons rouges

Liserons rouges

Qi Baishi

Daté 1950
Encre et couleurs sur papier
H : 95,9 cm ; L : 35,8 cm
M.C. 8727

Cette composition savante structurée par les modulations de l'encre est couronnée par les fleurs de volubilis d'un rouge éclatant. Cet usage audacieux de la couleur s'est imopsé tardivement dans l'oeuvre de Qi Baishi. C'est en effet après son arrivée à Pékin, en 1917, qu'il se familiarise avec l'oeuvre de Wu Changshuo, sur les conseils de Chen Shizeng. L'utilisation du rouge occidental yang hong, pour dépeindre les fleurs de prunus, est l'une des innovations majeures introduites par Wu Changshuo dans la peinture à l'encre. Dans les années 20, il va devenir l'une des composantes des recherches engagées par Qi Baishi pour transformer sa manière de peindre. Bientôt, le contraste violent entre "les fleurs rouges et les feuilles d'encre" (honghua moye) va s'imposer comme l'une des caractéristiques de l'oeuvre de Qi Baishi. Le rendu singulier des corolles en forme de trompette à l'aide d'une couleur appliquée directement sans trait de contour, apparaît dans les années 30, comme l'atteste une oeuvre conservée à l'Académie centrale de Pékin. Ici, l'usage du rouge soutenu pour les pétales est modulé par l'utilisation d'un rouge plus léger, et l'encre des feuilles, d'une intensité plus ou moins profonde, imprime son rythme à la composition : la relation entre l'encre et la couleur trouve ici son expression achevée.

Auteur de la notice : Éric Lefebvre
Collection : Chine moderne et contemporaine ( depuis 1911)
Mode d'acquisition : Don du Dr Guo Youshou
Référence(s)

Gilles Béguin, Art de l’Asie au Musée Cernuschi, Paris Musées / Findakly, 2000, p. 164

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