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Tripode fangding

Tripode fangding

première moitié du XIe siècle av. J.-C., époque de Anyang
Bronze
23,3 x 17,3 x 13,9 cm
MC 7807

Les ding carrés (fangding) trouvent leur origine dans la céramique de l’époque néolithique. Ces vases à aliments, supportés par quatre pieds cylindriques, sont fréquents à l’époque des Shang et au début des Zhou de l’Ouest et subsistent en grand nombre.

On peut ainsi comparer le bel exemplaire du musée Cernuschi à un fangding découvert en 1947 dans le village de Licun, dans le district de Qishan (Li Xixing, 1994, n°15). La partie supérieure des deux vases porte les mêmes motifs. Des rangées de pointes délimitent un cartouche rectangulaire sur chacune des faces. Dans la littérature chinoise antique, ces excroissances étaient décrites comme des « tétons » (ru). Elles sont parfois interprétées aujourd’hui comme des graines en germination. Le registre supérieur porte un décor de deux serpents se réunissant au centre pour ne former qu’une seule tête traitée en relief. Les corps sinueux des reptiles rampent entre des motifs de petits médaillons ponctués de spirales leiwen.            

La pièce de Qishan, aux formes plus lourdes, daterait du début de l’époque des Zhou de l’Ouest. La partie supérieure des pieds porte des masques grimaçants. Il en est de même d’un fangding conservé à l’Hermitage Foundation Museum de Norfolk (inv. 50-G-II, cf. Chase, 1991, p.51, n°13). Sur l’exemplaire du musée Cernuschi, plus svelte, les hauts pieds cylindriques sont décorés de motifs triangulaires, moins fréquents, et qui semblent disparaître à cet endroit à l’époque des Zhou de l’Ouest.

Auteur de la notice : Gilles Beguin
Collection : Dynastie des Shang (env.1550-env.1050 av.J.-C.)
Mode d'acquisition : Achat, 1932
Référence(s)

Gilles Béguin, Art de l’Asie au Musée Cernuschi, Paris Musées / Findakly, 2000, p.40-41.


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