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Animaux sans réserve

Gibbon d'après Li Sheng
  • Gibbon d'après Li Sheng

Animaux sans réserve

Du 24 février au 10 juillet 2011

Les réserves du musée Cernuschi foisonnent d’une faune variée venue de Chine, mais aussi du Japon, du Vietnam et de Corée. Animaux sans réserve propose une sélection de pièces, habituellement non présentées au public, dont la forme générale, un élément en relief ou le décor prennent pour thème, l’animal.

 Puisant dans les riches fonds du musée Cernuschi, l’exposition Animaux sans réserve propose une sélection d’une soixantaine d’oeuvres, dont 13 peintures chinoises, à forme ou à décor animaliers.
Au gré de diverses époques et régions d’Asie, de l’ancien Viêtnam au Japon d’Edo en passantpar la Chine classique, ces animaux déclinent une symbolique mystérieuse ou érudite, et sanscesse renouvelée.
Sur les tambours de bronze de la culture de Dong Son au Viêtnam se déploient des motifsd’oiseaux stylisés qui reflètent des croyances anciennes à la signification aujourd’hui perdue.Ainsi, l’animal a très tôt permis d’incarner les forces naturelles et de relier le monde deshommes avec le monde spirituel.
Une série de peintures et de céramiques chinoises datant de la fin de la dynastie des Yuan (XIVesiècle) jusqu’à l’époque contemporaine évoquera l’abondance et la diversité des sujetsanimaliers. A partir de cette époque fut mis au point un langage symbolique dont les différentstypes d’animaux, grues, aigles, canards, dragons, poissons, etc., constituèrent autant de cléspermettant de véhiculer des messages indirects. Aux jeux de mots combinant le nom d’unanimal et une idée homonyme pour présenter des voeux de réussite ou des félicitations,s’ajoutaient des interprétations d’ordre politique ou moral auxquelles les hauts fonctionnairesde la cour avaient recours pour présenter leurs doléances à l’empereur qui pouvait choisir ounon de comprendre le sous-entendu. Le fonctionnaire se protégeait ainsi des représailles quin’auraient pas manqué de s’abattre sur lui s’il avait exprimé directement sa pensée.Enfin, un ensemble de rondes-bosses en bronze acheté par Henri Cernuschi au Japon pendantl’hiver 1871 illustrera la grande richesse formelle permise par le motif animal décliné sous desformes naturalistes, stylisées, transformant des objets en trompe-l’oeil ou au contraire,s’imprimant dans une forme utilitaire pour lui donner un surprenant aspect zoomorphe. Cespièces sculpturales datant de la fin des XVIIIe et XIXe siècles s’inspirent de thèmes tantôtchinois, tantôt spécifiquement japonais.


Commissariat : Anne Juin, Conservateur au musée Cernuschi

infos pratiques

Contact presse : Maryvonne Deleau – tél : 01 53 96 21 73 – maryvonne.deleau@paris.fr