Brûle-parfum

Anonyme

Entre - -1736 et - -1895
Bronze, Doré = dorure, Email cloisonné
Objet religieux, Brûle-parfum
H. 33.4 x l. 31.2 x P. 22.5 cm
M.C. 9933 A
Donation sous réserve d'usufruit

À partir de la dynastie des Song (960-1279), des ouvrages historiques, tel le Kaogutu, illustrés de vignettes xylogravées, avaient familiarisé le public des lettrés avec les vestiges archéologiques découverts entre autres au Henan et au Shaanxi. Sous les Yuan (1279-1368), l'usage se répandit de placer sur les autels de divers cultes, une série de vases dont les formes s'inspiraient des bronzes archaïques. Sous les Ming (1368-1644) et les Qing (1644-1911), les garnitures étaient systématiquement composées de cinq éléments: un brûle-parfum central inspiré de vases antiques, souvent comme ici des tripodes (ding) , deux chandeliers et deux vases à fleurs à l'ouverture évasée en cornet, variation sur la forme des coupes à libation (gu) de l'époqque des Shang (vers 1550-1050 av.J.-C.). Dans la garniture présentée ici, ces derniers éléments manquent. Un bon exemple in situ de ce dispositif est fourni par une photographie ancienne prise dans le pavillon Daxiongbaodian du temple Danzhe, près de Beijing. Un ensemble complet fait partie de la collection Uldry. Par la forme du décor, on peut rattacher ces objets à l'abondante production du règne de Qianlong (1736-1796).

Référence(s) : Gilles Béguin, activités du musée Cernuschi, Arts asiatiques, 1997, t.52, p. 134
Helmut Brinker, Albert Lutz, Chinese Cloisonne : The Pierre Uldry Collection, New York, The Asia Society Galleries, 1989, p.53, fig.29, n°267
Gilles Béguin (dir.), Art chinois, Musée Cernuschi, acquisitions 1993-2004, Paris Musées/Editions Findakly, 2005, p. 138
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