Fondée en 1922 et reconnue d’intérêt public depuis 1986, la Société des amis du musée Cernuschi a pour objet d’enrichir les collections du musée, et de contribuer à la connaissance des arts et des cultures asiatiques.

Contact
Accueil, uniquement par téléphone, le lundi de 10h à 13h et le mercredi de 10h à 17h : 01 53 96 21 56


La Société des amis, pionnière auprès des artistes asiatiques à Paris

La Société des amis du musée Cernuschi fut fondée en 1922 à l’initiative du premier directeur du musée : Henri d’Ardenne de Tizac. Son premier don, en 1925, un grand bas-relief de la fin des Han de l’Est (25-220 apr. J.C.), marque le début d’une longue série ininterrompue jusqu’à nos jours.

La Société des Amis rassemble amateurs et collectionneurs des arts de l’Asie, qui se rencontrent autour de cycles de conférences, de visites, de voyages et d’un dîner annuel.

Fidèle à sa vocation d’enrichir les collections du musée et de participer à son développement, la société des Amis du Musée Cernuschi accueille également de façon privilégiée des entreprises qui s’intéressent aux échanges culturels comme fondement de relations économiques pérennes.

Reconnue d’utilité publique depuis le 24 septembre 1986, l’association offre la possibilité de déduction fiscale pour tous les dons en argent, y compris les cotisations annuelles.

Une généreuse souscription  pour l’acquisition d’un ours en bronze doré, époque des Han

Afin de saluer l’action de Gilles Béguin en tant que directeur du musée Cernuschi, la Société des amis a tenu à accompagner son départ en retraite par le don d’un objet en bronze doré figurant un ours datant de l’époque des Han.

Cette œuvre ayant fait l’objet d’une souscription particulière, le musée remercie les sociétés mécènes et les nombreux amateurs sans qui cette acquisition n’aurait pas été possible.

L’œuvre représente un ours dans une position d’atlante asymétrique. Au niveau du dos la présence d’une cavité accueillant un tenon horizontal confirme la fonction de support de ce bronze sans qu’il soit possible de préciser quel type d’objet il pouvait soutenir. Associée à l’immortalité, la figure de l’ours est un élément caractéristique du vocabulaire décoratif du mobilier funéraire de l’époque des Han dont l’apparition correspond  au règne de l’empereur Han Wudi (140 – 87 av. J.-C.). Dès cette époque, le motif de l’ours est associé à la fonction de support, comme l’atteste le célèbre ding aux pieds en forme d’ours qui faisait partie du mobilier de la tombe de Liu Sheng découverte à Mansheng. Ce rôle sera confirmé sous les Han de l’Est, ainsi que le montre l’important zun en bronze doré daté de la vingt-et-unième année de l’ère Jianwu (45 ap. J.-C.) conservé au musée du Palais de Pékin. Si la posture de l’ours en bronze du musée Cernuschi s’apparente à celle des pieds de ce zun, il s’en différencie néanmoins par sa facture dépourvue d’incrustations qui suggère une datation antérieure. Cette pièce se remarque enfin par sa taille exceptionnelle qui la distingue au sein des collections des musées d’arts asiatiques occidentaux.