Autoportrait

Pan, Yuliang 潘玉良

En 1951
Bronze
Statue
H. 50 x l. 25 x P. 19 x H. 60.5 cm
Signé en chinois "Autoportrait sculpté de Yuliang"
M.C. 9700
Don manuel, Ambassade de la République Populaire de Chine en République Française

Inscription et signature : 玉良自塑
Traduction : « Autoportrait sculpté de Yuliang »
Sceau du sculpteur : 玉良
Pan Yuliang est moins connue pour ses sculptures que pour ses nus, ses natures mortes et ses portraits peints. Après avoir obtenu un diplôme de l’École des beaux-arts de Paris en 1925, elle a poursuivi sa formation de deux ans dans l’atelier de Conomardi à l’Académie nationale des arts à Rome, d’abord en peinture, puis en sculpture. En 1927, elle réalise la sculpture Ivres, d’après un thème de la mythologie grecque, puis, bien plus tard en 1957, un Mineur en bronze et, en 1958, un buste en pierre de Maria Montessori.
Peu réaliste, son autoportrait sculpté relève davantage du romantisme. Pan Yuliang s’y représente les yeux à demi fermés, le regard orienté vers le bas à gauche, ses sourcils fins et longs étirés vers les tempes. Composée de quatre volumes de forme géométrique simple, sa coiffure est de style chinois : un gros chignon rond avec une frange droite. Par la coiffure et la posture du modèle, cette sculpture s’inscrit dans le prolongement de deux compositions picturales : l’Autoportrait à la robe noire de 1940 et l’Autoportrait à la fenêtre de 1945. La couche dorée apposée sur une patine ocre confère à cet autoportrait une lumière séduisante, qui se diffuse généreusement jusque dans les creux et les pleins harmonieusement associés et modelés. L’artiste aime aussi varier les textures en créant des effets picturaux et en traitant minutieusement les matières, sans lisser la surface. Grâce à cette technique, ses sculptures ont l’aspect d’antiquités chinoises en bronze, ou encore de bambous ou de jades dont l’épiderme est traité en « coque de noisette, caodi 糙地 », également appelée « peau d’orange ». Cette animation continue de la surface caractérise tant l’œuvre sculpté de Pan Yuliang que son œuvre peint, où le sujet se détache souvent d’un fond constitué de hachures polychromes qui excluent toute forme de vide.

Référence(s) : Pan Yuliang: Huahun, textes de Lu Rongzhi, Jia Defang, Li Fuchang, Taipei: Guoli lishi bowuguan, 2006

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