Encre orageuse : composition abstraite, n°44/99

Zhu, Dequn 朱德群

En 2008
Encre, Papier, Lithographie
Calligraphie, Livre
H. 45.4 x L. 35.6 x l. 3.4 x H. 44.8 x L. 70 cm
M.C. 2014-18
Don manuel, Morin-Müller, Benjamin

Chu Teh-Chun (Zhu Dequn) fut un artiste chinois majeur  de la seconde moitié du XXe siècle. Né en 1920, il suit les cours de l’Ecole des Beaux-Arts de Hangzhou, dirigée par Lin Fengmian, l’un des principaux hérauts d’une synthèse entre la tradition chinoise et la modernité occidentale. A la fin de ses études, il devient lui-même professeur à Nanjing, puis Taipei, où il sert de modèle à plusieurs générations d’artistes abstraits. En 1955, il embarque pour la France où il fréquente, comme tant d’autres artistes chinois, la Grande Chaumière. Toutefois, l’événement majeur pour l’évolution de son art est la découverte en 1956 de l’œuvre de Nicolas de Staël. Il passe alors définitivement à l’abstraction. Il intègre rapidement et mêle dans ses toiles plusieurs éléments du vocabulaire plastique de l’école de Paris, des aplats de couleur de Nicolas de Staël (1914-1955) à l’expressivité gestuelle de Hans Hartung (1904-1989). Toutefois, l’inscription de son œuvre au sein de l’école de Paris est dès le début des années 1960 enrichie de références à la tradition artistique chinoise, que ce soit dans les titres ou dans l’évocation de paysages esquissés au moyen de plages colorées, dont les modulations rappellent les lavis d’encre ainsi que, parfois, les compositions picturales de son pays d’origine. C’est l’élaboration de cette nouvelle synthèse qui lui vaut sa célébrité et son statut sur la scène contemporaine chinoise. Encre orageuse, dernier recueil de lithographies publié avant sa mort, est un exemple caractéristique du style des dernières années de Chu Teh-Chun, basé sur l’emploi au centre du support d’une multitude de petites touches colorées qui illuminent une composition calée par de larges traits de pinceau plus sombres. Il est aussi très représentatif de cette synthèse entre vocabulaire plastique contemporain et tradition chinoise : les lithographies alternent ainsi avec des poèmes de Lin Bu ( 967/968-1028), Li Yu ( 937-978) et Su Shi (1037-1101 calligraphiés dans un style cursif et dont la description de paysages est ensuite transposée picturalement.

Référence(s) : Mael Bellec, Actualités du musée Cernuschi, Arts asiatiques, 2015, t.70, p.105
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