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Deux fragments d’un paravent

Deux fragments d’un paravent

Ôgata Kenzan

Daté 1742
Encre et couleurs sur papier
L : 39 cm l : 91 cm
M.C. 8893

Ōgata Kenzan et son frère Kōrin sont deux artistes majeurs du début de la période d’Edo (1605-1867). Ils étaient issus d’une famille de marchands de tissus de Kyōto, qui fournissait la famille impériale avant de connaître la faillite.

En 1689, deux ans après la mort de son père, Kenzan fonda le four de Shūseidō, à côté du temple de Ninnaji où le grand céramiste du XVIIème siècle, Nonomura Ninsei (vers 1574-1660 ou 1666) avait eu un four. Plus encore qu’à sa peinture, c’est à ses céramiques d’un style novateur et aisément reconnaissable que Kenzan doit aujourd’hui essentielllement sa réputation. Kenzan poursuivit toute sa vie son activité de potier et eu des ateliers à Narutaki, au nord-ouest de Kyōto, puis, à partir de 1712, à Nijō, au coeur de la cité impériale, et finalement à Edo (Tōkyō) où en 1731, âgé de soixante-neuf ans, il décida de s’installer. Les deux frères collaborèrent au début à la réalisation de céramiques, Kenzan créant les formes et les inscriptions calligraphiées, Kōrin réalisant les décors.

En peinture, Kenzan a été formé par l’enseignement de Kanō Yasunobu et a subi l’influence de son frère Kōrin ; des oeuvres telles que ces deux morceaux de paravents en portent clairement la marque. Le thème même des roses trémières (tachiaoi) a été traité par Kōrin (voir Nishimoto, 1981, 14). Ces deux fragments sont typiques de la stylisation des éléments qui caractérise le style de Kenzan et Kōrin, très proches des arts décoratifs et notamment de l’impression des textiles. C’est de cette dernière période de la vie de Kenzan que datent ces deux morceaux de feuilles de paravents, qui sont parmi ses dernières oeuvres, et dont l’un porte la signature du maître et mentionne son âge, soit 80 ans.

Collection : Arts graphiques du Japon
Marques Inscriptions Poinçons : Karaku hachijû kan shô ga
Mode d'acquisition : Don Umehara Ryūzaburō, 1959.
Référence(s)

Biblio. : Nishimoto, Kōrin. Kenzan (Meihō Nihon no bijutsu, n°20), Tōkyō, Shogakkan, 1981, ill.72-73.

Deux fragments d’un paravent
© Musée Cernuschi