Bassin jian

Anonyme

Entre -770 et -256
Bronze, Fonte = fondu, Fonte au moule
Objet religieux, Vase
H. 58 x D. 100 cm
M.C. 685
Legs

Vers 2000 av. J.-C., le grand nomadisme, rendu possible par la domestication du cheval, permet d’importants progrès économiques dans les vastes steppes de la Haute Asie. Des ateliers de forgerons, sédentaires pendant plusieurs décennies, fournissaient les éleveurs et les guerriers en armes de bronze et en pièces de harnachement de toutes sortes. Les Ordos, dans la boucle septentrionale du fleuve Jaune, et d’autres régions de la Mongolie Intérieure furent des foyers actifs de production qui se démarquent des ateliers plus anciens de la Sibérie méridionale. Au gré des migrations des tribus, nombre de ces motifs traverseront l’Eurasie et subsisteront après l’ère chrétienne. Des fouilles récentes permettent de préciser le contexte funéraire de ces ornements métalliques et leur chronologie. Les rapports avec la Chine sont bien attestés. Des objets précieux venus des provinces centrales accompagnaient les chefs nomades dans leur dernière demeure. L’art animalier des steppes eut parallèlement une grande influence sur l’art chinois de la période des Royaumes Combattants (206 av. J.-C. – 220 av. J.-C.)
La plaque du musée Cernuschi peut être rapprochée de pièces semblables conservées entre autres au Musée national des Arts asiatiques – Guimet (Paris) et à la Nelson-Atkins Gallery (Kansas City) (Bunker-Chatwin-Farkas, 1970, p.140, n°84). Plusieurs de ces plaques ont été entre les mains de l’antiquaire C.T. Loo dans les années trente. Le félin, au corps fortement strié par des motifs cordés, écrase un daim. La même composition décore le sarcophage de Bashardar, daté par carbone 14 de 520 av. J.-C. (plus ou moins 130 ans).

Référence(s) : Nicolas Engel, Ana Cheishvili, Art animalier, Collection de Haute Asie du Musée Cernuschi, Paris, Paris-Musées/Findakly, 2012, p.134-135.
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