Ours

Entre - -206 et 220
Bronze, Feuille d'or
Statuette
H. 18 x l. 13.3 x L. 10.5 cm
M.C. 2011-1
Don

En chinois, le mot « ours » (xiong) est, avec un changement de ton, l’homonyme du terme « bravoure » ou « force ». Ce point, conforté par la morphologie de l’animal, fit qu’à l’époque des Han, on attribuait des pouvoirs particuliers aux ours. Ainsi Chiyou, dieu de la guerre, possède une tête d’ours. Dans les parcs impériaux, dès le premier empereur (221-210 av. J.-C.), des ours vivants animaient ces « forêts suprêmes » (shanglin), conçues comme des microcosmes. L’ours est également associé à l’immortalité. Sa soudaine apparition dans l’iconographie correspondrait au règne de l’empereur Wudi (r. 140-87 av. J.-C.) et pourrait être mise en relation avec l’intérêt de ce souverain pour la quête de l’immortalité. Le thème de l’ours se rencontre donc fréquemment dans l’iconographie à l’époque de la dynastie des Han. Des supports de bronze et des poids sont en forme d’ours. L’ours participe de la faune qui s’ébat sur les représentations des îles des immortels (vases de type lei ou brûle-parfums) et sur les reliefs en pierre, par exemple dans le célèbre autel de la famille Wu au Shandong.

Référence(s) : Eric Lefebvre, Activités du musée Cernuschi, Arts asiatiques, 2012, t .67, p.113.
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