Pichet à eau chaude (hanzō)

Pichet
Legs : Cernuschi, Henri
M.C. 5524

Ustensile faisant partie des nécessaires de toilette de l’époque Edo (1603-1868), ce pichet à eau (hanzō) muni d’un couvercle accompagne d’habitude le bassin de type tsunodarai (« bassin à cornes ») ainsi qu’un autre grand bassin de forme circulaire utilisé pour le lavage des mains (tearai). En bois de paulownia recouvert de laque noire (urushi), il est orné de laque d’or posée en aplat (hiramaki-e) avec des décors de losanges (shippō) et de motifs floraux (hanabishi). Ces derniers, considérés comme de bon augure (takaramono), sont associés aux Sept Divinités du Bonheur (Shichifukujin). Des insignes héraldiques (kamon) figurent également sur le fond noir. Elles représentent des fleurs de gentiane (Gentiana scabra var. beurgeri) disposées de manière circulaire autour d’une grande fleur (rindō guruma) et appartiennent probablement à un cadet éloigné de la succession de la famille Arima. 

L'extrémité de chaque poignée est ornée de garnitures métalliques en shakudō (alliage de cuivre et d’or), décorées de rinceaux végétaux dits karakusa (« herbes chinoises ») ; d'autres garnitures en shakudō sont présentes autour de la jonction du bec et du corps du pichet.

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