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Plant growth

Fujikasa Satoko
née en 1980

2013
Grès à engobes
71x 64x 49 cm
M.C.2013-16
Date d'acquisition: 26 novembre 2013

Diplômée de l'Université des beaux-arts de Tôkyô, Fujikasa Satoko utilise l'argile de Hagi, ville traditionnellement associée aux ustensiles de la cérémonie du thé depuis le XVIIe siècle. L'argile claire est pétrie à la main, courbée pour obtenir des formes torses ou hélicoïdales qui laissent filtrer la lumière, puis recouverte d'un engobe blanc mat. La cuisson s'effectue autour de 1250° C. D'inspiration peut-être naturaliste, son approche spatiale transforme la céramique en une sculpture, repoussant la frontière entre les deux domaines. Remarquée dans les expositions nationales et internationales, Fujikasa Satoko a remporté le prix de la Biennale de céramique de Corée et ses œuvres se rencontrent déjà dans les collections de nombreux musées japonais et étrangers (Metropolitan Museum de New York, Brooklyn Museum, entre autres). 

Auteur de la notice : Christine Shimizu
Collection :
Mode d'acquisition : Don de la Société des Amis du musée Cernuschi
Référence(s)

Arts Asiatiques Tome 69 - 2014 Page 169

  • Fujikasa Satoko, Plant growth, 2013 ©Stéphane Piera/Musée Cernuschi/Roger-Viollet

Fujikasa Satoko, Plant growth, 2013 ©Stéphane Piera/Musée Cernuschi/Roger-Viollet
© Musée Cernuschi

Donation Lee Ungno

Ungno LEE
1904 (Corée) - 1989 (France)

Encre et couleurs sur papier
71,6 x 46,5 cm
MC 2013- 37, 39, 49, 66
Date d'acquisition: 26 novembre 2013

Lee Ungno, né en 1904 en Corée, s’adonne très tôt à la peinture et remporte ses premiers succès dès les années 1920. Ce n’est qu’à partir des années 1940 que son œuvre connaît une évolution notable vers des tendances modernistes. En 1960, il part s’installer en France. Il y passe l’essentiel de son temps et y meurt en 1989, au terme d’une carrière qui justifie aujourd’hui son statut de pionnier de l’art coréen contemporain et qui le lie définitivement à l’histoire des collections du musée Cernuschi (voir la section Arts graphiques de Corée).

Lee Ungno est un artiste très polyvalent. En effet, les grandes tendances dominantes de son style se modifient tous les dix ans. Dans les années 1950, l’accent mis sur la liberté calligraphique de ses coups de pinceau l’amène à produire des œuvres proches visuellement de l’art informel ; les sujets disparaissant derrière une surface recouverte de lignes vigoureuses et de tâches de couleurs. A son arrivée à Paris, il poursuit ses recherches sur l’expressivité et le all-over par le collage dense de papiers froissés issus de magazines. Cet abandon d’un art traditionnel pour des formes abstraites fait de lui l’un des peintres asiatiques les plus importants du XXème siècle.

Parallèlement, son intérêt pour la calligraphie l’amène à reconstituer des idéogrammes imaginaires. Ils vont former le vocabulaire de base de son travail jusqu’à la fin des années 1970. L’aspect infiniment moderne de ces œuvres reste ainsi sous-tendu par l’importance d’un rapport pictural à l’écriture extrême-oriental. Caractéristique qui se définit notamment dans l’utilisation de signes plastiques arbitraires dont le rapport à d’hypothétiques référents est volontairement ambigu.

A la fin des années 1970, son vocabulaire change à nouveau au profit d’un retour à l’encre monochrome sur papier. Le motif le plus courant de ses peintures devient alors la représentation d’êtres humains dont la répétition forme de gigantesques foules, à mi-chemin d’une composition calligraphique abstraite et d’une sarabande humaniste qui reflète ses idéaux progressistes. Ces foules sont ainsi perçues comme le symbole de la démocratie naissante en Corée du Sud. Ce retour aux techniques ancestrales de la peinture coréenne s’accompagne également d’un renouveau chez lui des sujets traditionnels, notamment de la peinture de paysage.

Collection :
Mode d'acquisition : Donation Lee Inkyung
Référence(s)

Christine Shimizu, Activités du musée Cernuschi, Arts asiatiques, 2014, t.69,  p.163-172.


Lee Ungno (1904-1989) Composition © Stéphane Piera / Musée Cernuschi / Roger-Viollet
© Musée Cernuschi

Ours

Dynastie des Han (206 av. J.-C. - 220 ap. J.-C.)
Bronze doré
H. 18 cm x L. 13 cm
M.C. 2011 -1
Date d'acquisition: 11 octobre 2010

Le musée Cernuschi présente un panorama très complet de l’archéologie et de l’art chinois du néolithique jusqu’à la dynastie des Song (960-1279). Néanmoins, certaines lacunes demeurent. Ainsi le musée ne possédait aucun bronze spectaculaire de l’époque des Han (206 av. J.-C.–220 ap. J.-C.). À l’occasion du départ à la retraite de Gilles Béguin, Conservateur Général, la Société des Amis du Musée Cernuschi a tenu à faire don d’un exceptionnel ours en bronze doré, peut-être un pied d’écran. L’animal possède une expressivité presque caricaturale qui lui confère une présence particulière.

En chinois, le mot « ours » (xiong) est, avec un changement de ton, l’homonyme du terme « bravoure » ou « force ». Ce point, conforté par la morphologie de l’animal, fit qu’à l’époque des Han, on attribuait des pouvoirs particuliers aux ours. Ainsi Chiyou, dieu de la guerre, possède une tête d’ours. Dans les parcs impériaux, dès le premier empereur (221-210 av. J.-C.), des ours vivants animaient ces « forêts suprêmes » (shanglin), conçues comme des microcosmes. L’ours est également associé à l’immortalité. Sa soudaine apparition dans l’iconographie correspondrait au règne de l’empereur Wudi (r. 140-87 av. J.-C.) et pourrait être mise en relation avec l’intérêt de ce souverain pour la quête de l’immortalité. Le thème de l’ours se rencontre donc fréquemment dans l’iconographie à l’époque de la dynastie des Han. Des supports de bronze et des poids sont en forme d’ours. L’ours participe de la faune qui s’ébat sur les représentations des îles des immortels (vases de type lei ou brûle-parfums) et sur les reliefs des tombes, par exemple dans la célèbre nécropole de la famille Wu au Shandong.

Auteur de la notice : Gilles Béguin
Salle : Salle Han dite aussi Salle du Buddha
Collection :
Mode d'acquisition : Don exceptionnel de la Société des Amis
Référence(s)

Eric Lefebvre, Activités du musée Cernuschi, Arts asiatiques, 2012,t .67,  p.113

  • Ours

Ours
© Musée Cernuschi

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