Paysage

Huang, Binhong 黄宾虹

Entre 1940 et 1950
Encre, Couleurs - Pigments, Papier
Peinture
H. 106.2 x l. 33.9 cm
黄賓虹; En bas à droite, sceau de collectionneur en caractère rouges « Kin-leou yu-mou »; Au-dessus, deux sceaux du peintre et collectionneur, élève de Houang Pin-hong, Chiang Er-shih (1913-1972) : « Ts’ing-chouang », son nom de pinceau "hao" : en caractère rouges « Ts’ing-chouang kouan tseu-wan » 青霜館自玩
M.C. 9472
Don manuel, Chiang, Er-shih

Inscription :
La chaîne de montagnes de Guiyang prend son départ dans la rivière Lushui, [ ?] à l’ouest de la source, elle pénètre dans le pays de Shu [Sichuan] en passant par Fan.
Une fois dans le pays de Shu, j’ai décidé de suivre le fleuve Pan, remontant le courant [en passant par] Anshun, Weining et en continuant en amont.
J’ai dépeint ici les différents sommets que j’ai vus en chemin. Binhong. 

Huang Binhong naquit à Jinhua, au Zhejiang. Il passa sa jeunesse près de Shexian, dans la province de l’Anhui dont sa famille était originaire. Sa formation classique, qui devait lui permettre de passer les examens pour rentrer dans l’administration, comprenait également l’étude de la calligraphie, de la peinture et de la gravure de sceaux. Manifestant de bonne heure des idées progressistes, il participa au mouvement anti-mandchou et dut quitter l’Anhui pour se réfugier à Shanghai en 1907. Ses activités artistiques et critiques se développèrent au sein des associations de peintres, comme la Société des amis du froid, Hanzhiyou she, fondée par Jing Hengyi et Chen Shuren. Les recherches sur la calligraphie et la peinture anciennes étaient intimement associées à ses activités d’éditeur. Sa contribution la plus manifeste à ce domaine devait être la publication de l’ouvrage encyclopédique, Meishu congshu. En raison de son autorité en matière de peinture et de calligraphie, il fut amené à participer aux travaux d’authentification des œuvres de la collection du musée du Palais en 1936. Si l’on joint à ses écrits et publications l’enseignement qu’il prodigua, notamment à l’Académie des beaux-arts de Pékin pendant les années de guerre et à Hangzhou à partir de 1948, on comprend la manière dont l’activité polyvalente de Huang Binhong devait contribuer à l’émergence de l’histoire de l’art en Chine.
Ses peintures de paysages, nourries par ses recherches, sont principalement influencées par les œuvres de Li Liufang (1575-1629), Cheng Sui (1607-1692), Kuncan (1612-1673) et Hongren (1610-1664), mais aussi par les maîtres Song et Yuan. Ses paysages sont également inspirés de ses nombreux voyages. Parmi les derniers grands périples qu’il entreprit, il convient de citer son séjour au Sichuan en 1933 et son passage à Guilin en 1935. C’est vraisemblablement au cours du premier de ces deux voyages qu’il effectua le trajet en bateau qui devait lui permettre de contempler les montagnes du Guizhou évoquées dans cette peinture. Ces paysages devaient inspirer les œuvres des vingt dernières années de sa vie, qui furent aussi les plus créatives. Malgré la précision des références géographiques dont témoigne l’inscription portée sur l’œuvre, le paysage du musée Cernuschi est le fruit des réminiscences de l’artiste. Il fut vraisemblablement réalisé dans les années 1940.

Référence(s) : Marie-Thérèse Bobot,  Musée Cernuschi collection de peintures et calligraphies chinoises contemporaines, collection du musée Cernuschi, Alençon, imprimerie alençonnaise, 1985
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