Coupelle

Anonyme, Anonyme

Entre 960 et 1127
Porcelaine, Glaçure = Couverte, Gravé = incisé
Vaisselle et ustensile de cuisine, Récipient (vaisselle)
H. 2.1 x D. 12.1 cm
M.C. 9764
Don manuel, Mocquard, Pierre

A partir du règne de Shenzong 神宗 (1068-1085), les fours de Ding mirent au point la cuisson renversée fushao 覆焼. Celle-ci, utilisée pour les bols et les plats, consistait à les cuire à l’envers sur des supports en forme de cercle qui étaient superposés à l’intérieur d’une gazette plutôt que de les placer à l’endroit dans des gazettes individuelles. Ceci présentait au moins deux avantages : d’abord un évident gain de place permettant d’accroître la production, puis une économie de matière (les pièces reposant sur la lèvre étaient plus minces) qui en réduisait le coût. Pour éviter que la lèvre ne collât au support, celle-ci était dénuée de couverte, aussi la recouvrait-on d’un bandeau métallique en or et argent ou en bronze. Contrairement à ce que soutiennent des sources Song du Sud, ceci n’était pas forcément perçu à l’époque comme un inconvénient. D’abord, la coutume de sertir d’un bandeau métallique la lèvre des récipients est bien antérieure à la cuisson renversée et semble avoir eu comme premier objectif d’exalter et de renforcer le caractère précieux des objets concernés ; ensuite, la surface rugueuse de la lèvre assurait une meilleure  adhésion du bandeau.
Les décors incisés apparaissent sur les porcelaines de Ding dès la prériode des Cinq Dynasties (907-960). La teinte ivoire de la couverte, en partie due semble-t-il à l'utilisation du charbon comme combustible est caractéristique des Song du Nord et de Jin.

Référence(s) : Marie-Thérèse Bobot, Chine connue et inconnue : Dix années d'acquisitions au musée Cernuschi, Paris, Paris-Musées, 1992, p.43-44.
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