Fudō Miyōō (Acala)

Statue
Legs : Cernuschi, Henri
M.C. 1663

Fudō Myōō est considéré comme le plus puissant parmi les Godai Myōō, les cinq rois de science, ou les cinq divinités gardiennes du bouddhisme ésotérique. Il s’agit des cinq grands honorés placés aux cinq points cardinaux : Fudō, l’inébranlable, au centre, Gōzanze (Trailokyavijaya), le conquérant des trois mondes, à l’est, Gundari (Kundali), le dispensateur de l’élixir d’immortalité, au sud, Daiitoku (Yamāntaka), le protecteur de l’Ouest, et Kongōyasha (Vajrayaksa), le roi de la sagesse, au nord. L’iconographie traditionnelle met l’accent sur le visage convulsé de colère de Fudō, caractérisé par deux canines saillantes, l’une pointant vers le haut, l’autre vers le bas, ainsi que par ses yeux globuleux. Le fait qu’il se morde la lèvre inférieure évoque aussi sa violence. Fudō serre dans sa main gauche une corde, qu’il utilise pour ramener les fidèles sur le droit chemin. Dans sa main droite, il tient une épée à la poignée en forme de kongō (vajra), qui en sanscrit signifie "diamant foudre" et incarne la vérité indestructible. Fudō se sert de cette arme pour combattre l’ignorance et les illusions. A la base de la sculpture, le socle classique en forme de lotus est remplacé par un rocher, qui symbolise la fermeté d’esprit et la force de la divinité, dont le corps massif est entouré par des flammes qui surgissent de son dos.

Référence(s) : Manuela Moscatiello (dir.), Voyage sur la route du Kisokaidō. De Hiroshige à Kuniyoshi, Paris, Paris Musées, 2020, p. 238, 242
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